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La compensation carbone

publié le 13 février 2008
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La compensation carbone

Le CO² est le principal gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique. La plupart des activités humaines, notamment à cause de la consommation d’énergie fossiles produisent des émissions de CO². La compensation carbone consiste à compenser ces émissions de CO², en finançant des activités qui absorbent dans l’air un volume de CO² équivalent.

Le mécanisme de la compensation carbone

Un exemple typique d’actions capturant du CO² est la plantation d’arbres, dont la croissance mobilise une forte quantité en carbone. Mais la compensation prend aussi la forme de projets de changements de comportements (ex. remplacement de fours à bois par des fours solaires) ou d’adoption de nouvelles pratiques énergétiquement économes.


Le principe de la compensation carbone à été popularisé par Yann Arthus Bertrand et son association GoodPlanet.
Ce mécanisme de la compensation volontaire de carbone a été mis en place à la suite du Protocole de Kyoto. Il s’articule en 3 phases :

  1. calcul des émissions à compenser
  2. conversion de ce volume d’émission en un coût de compensation
  3. vérification des gains de CO2 obtenus grâce au financement du projet de compensation

La compensation carbone est un marché

Un ivoirien émet 0,38 tonne de Co² en moyenne chaque année. Un français 8,2 tonnes et un américain 23 tonnes de CO² par an. Il est donc naturel que le marché de la compensation carbone prenne son essor dans les pays industrialisés. Devant l’explosion des demandes de compensation, l’ADEME souhaite imposer une harmonisation des méthodes de calcul et de contrôle. La compensation carbone n’est plus le seul fait d’associations, mais aussi d’entreprises spécialisées dans le conseil à la compensation carbone. L’ADEME a recensé 31 « compensateurs » dans une étude de novembre 2006. Les méthodes de calcul des compensations sont trop disparates. Il peut exister un rapport de 1 à 4 pour le coût de compensation d’une tonne de CO² d’un « compensateur » à l’autre.
A l’instar de ce que fait la Grande Bretagne, l’ADEME anime un groupe de travail dans le cadre du Plan Climat. Celui-ci devrait aboutir à une charte de bonnes pratiques et une labellisation de ces « compensateurs ».

Pour en savoir plus, consultez le site de l’ADEME dédié à la compensation volontaire de carbone.

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