Conseils pour devenir un leader
Etre un leader, ça ne s’improvise pas. Certains en font un apprentissage naturel dans la cour d’école ou en pratiquant un sport. Pour ceux qui ne sont pas des « leaders naturels », il faut apprendre à devenir un leader. Cela pourrait faire l’objet d’un livre complet. Nous allons essayer de vous fournir quelques bons conseils pour améliorer votre leadership en quelques lignes.Pas de leader sans groupe !
Ca peut paraitre évident, mais Il ne faut pas confondre le leader et le « winner ». Un(e) leader fédère son groupe autour de lui… Alors que le winner serait plutôt le type énervant qui, à force de succès personnels affichés, parviendra à fédérer un groupe CONTRE lui ! Donc, il n’y a pas de leader sans groupe. Le leader est un membre du groupe… et c’est encore mieux si ce groupe lui reconnaît quelques qualités utiles.
Ensuite, il ne faudra pas non plus confondre leadership avec la recherche du pouvoir ou la domination. La recherche du pouvoir est une satisfaction personnelle, par la démonstration de sa propre puissance. La domination, elle, est l’utilisation d’un groupe pour la réalisation d’objectifs personnels (fusse-t-ils légitimes et amenés en douceur). Au contraire, le leadership à pour finalité un objectif collectif.
Exposez votre vision
Avant de porter un projet, il faut formuler votre vision. Votre vision, c’est votre façon de comprendre la situation actuelle du groupe, et d’imaginer les futurs possibles. Oui, un leader est un cerveau.
La première étape, pour construire une vision fédérative, est d’apporter une réponse à la question : Quelle est la raison d’être du mon groupe ?
Certains groupes sont crées pour gagner de l’argent ensemble, pour se décrasser les poumons ensemble, pour se préparer à un concours ensemble, pour draguer les filles ensemble et cætera.
Ensuite, vous devrez poser un diagnostic : Qu’elles sont les forces, les faiblesses de mon groupe ? La majeure partie des forces et faiblesses que vous identifierez seront liées à la raison d’être du groupe.
Enfin, vous devrez imaginer les directions que pourrait prendre l’avenir, avec ses menaces, ses opportunités. Posez-vous la question : Quelles sont les opportunités, les menaces pour le groupe et sa raison d’être ? Ensuite, extrapolez la situation du groupe pour chacune des situations que provoquerait les opportunités et les menaces. Parmi l’éventail des possibles, certaines perspectives auront votre préférence. Ce seront des projets à proposer au groupe.
Au final, c’est la clarté et la pertinence de votre vision qui détermineront la crédibilité du projet collectif et donc rendront possible l’adhésion des autres au projet. C’est également cette vision qui, adoptée par le groupe, assurera la cohérence des actions de chacun.
La réflexion présentée ici est très formelle et très personnelle. Votre vision saura d’autant plus juste et partagée que vous aurez su associer les membres du groupe dans sa conception et dans l’émergence d’un projet collectif. Bien entendu, le degré de formalisme est à adapter au contexte. Il est évident que si vous proposez des réunions de planification stratégique à vos copains de beuverie, ils risquent de vous prendre pour un psychopathe !
Inspirez un projet collectif
Pour qu’un groupe consente à se choisir un leader, ce groupe doit avoir un objectif commun. En fait, un leader est plus le leader d’un projet collectif que le chef du groupe lui même.
Dans le cadre professionnel, cet objectif pourra être un projet d’entreprise; dans un sport d’équipe, l’atteinte d’une performance particulière…
Dans tous les cas, les projets qui emporteront l’adhésion sont des projets conformes à la raison d’être du groupe lui même. Ils doivent être appuyés sur une vision pertinente et partagée.
Un bon projet collectif s’impose de lui-même. Utilisez votre influence et votre talent de persuasion pour révéler une ambition collective latente. Gardez en tête que vous échoueriez à imposer durablement votre point de vue, et vous y perdriez la confiance du groupe.
Cultivez les sources de légitimité de votre leadership
La 3ème étape de votre transformation en leader sera de faire reconnaitre au groupe le bien fondé de votre leadership. Cette délégation du pouvoir de décision doit se justifier par votre légitimité à être leader de ce projet. Vous pouvez rechercher 3 sources de légitimité : la vision, la compétence, le statut.
La vision elle-même peut-être une source de légitimité. Le travail que vous avez fait en amont vous place en situation d’incarner la vision et le projet collectif. L’archétype du leader visionnaire est Steve Jobs, dirigeant d’Apple. C’est alors votre capacité unique à imaginer un avenir neuf et ambitieux qui fait de vous un leader.
Peut-être aurez-vous aussi démontré dans cette naissance du projet les qualités requises pour atteindre l’objectif collectif. Ce sont donc votre expertise technique, vos talents organisationnels et relationnels qui feront de vous un leader incontestable.
Enfin, il existe un leadership de statut : Un supérieur hiérarchique, un leader habituel ou un chef traditionnel (les ainés de la famille), un élu de la République, un officier dans l’armée sont des leaders par statut, voire des leaders de droit. Ce sont leurs statuts qui leurs confèrent leur pouvoir de décision pour le groupe. Notez bien que le statut ne peut être le seul pilier de la légitimité d’un chef.
Autant que possible, essayez d’appuyer votre légitimité sur plusieurs de ces dimensions à la fois.



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Super article.
Pour avoir mené quelques projets, je peux témoigner qu’on sous-estime énormément le poids que cela engendre.
En d’autres termes, au-delà des qualités requises et du travail indispensable, il faut bien estimer le mal de crâne que le rôle engendre.
[...] This post was mentioned on Twitter by Lionel MIRATON and wullon TTimes (all), Mickaël. Mickaël said: RT @MagicYoyo: Dis papa, c'est quoi un leader ??? http://is.gd/bOrFn // Ne pas confondre avec un "dis papa c'est quoi un dealer" !!
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